25/10/2025
Avec nos amis Aixois, Marie-Claude et Gilles, nous nous dirigeons vers un site étonnant, en Savoie, à Saint-Pierre-de-Curtille, en l’Abbaye d’Hautecombe, située au 3700, route de l’Abbaye, à 1/2 h d’Aix les Bains, et 3/4 h d’Annecy et de Chambéry. C’est au bout d’une route tortueuse que nous découvrons ce petit joyaux, très isolé. Abbaye-monastère fondé en 1137, par Saint-Amédé de Clermont d’Hauterives, sur les bord du Lac du Bourget, avec des moines cisterciens, venus, en 1135, d’une Haute Combe, située sur la montagne de Cessens, au nord du Lac du Bourget et affiliée à l’abbaye cistercienne de Saint-Benoît de Clairvaux. Des jardins et de la roseraie, un vue sur Aix les Bains. Par la suite les Princes de la Maison de Savoie, accordèrent des privilèges à la congrégation, en terres et biens, et choisissent l’Abbaye comme lieu de sépulture, dont, en 1162, dans le cloître, la première princesse de Savoie et par la suite, le Comte Amédée III de Savoie, Duc et Comtes et d’autres seigneurs locaux, entretenant ainsi des liens privilégiés avec les moines et l’abbaye devenant, la nécropole princière. Au XIVe siècle, le Comte Aymon de Savoie confie, à des artistes régionaux et internationaux, le décor de l’église et fait édifier la Chapelle des princes. Au XVII et XVIIIe siècle, ce monastère est restauré et agrandi, en, cloître, dortoir, cuisine, réfectoire et la toiture et les vitraux de l’église sont entièrement rénovés. En 1789, lors de la Révolution française, les tombeaux des princes de Savoie et des familles nobles, sont pillés, et les décors gothiques détruits. L'abbaye royale, bien national, est ouverte aux quatre vents, et tombe en ruine. Elle est transformée en faïencerie. En 1815, après le Traité de Vienne, la Savoie a été rendue au Roi de Sardaigne et de Piémont. En 1824, le roi de Sardaigne, Charles-Félix décide de sa renaissance en rachetant l'abbaye et commande sa restauration dans le style de l'époque, le gothique troubadour ou flamboyant, à l’architecte piémontais, Ernesto Melano. L'église abbatiale se couvre de sculptures, stucs et décors peints et redevient la nécropole de la Maison de Savoie. Il crée la Fondation d’Hautecombe, en 1826 et rétablit la vie religieuse. La Reine Marie-Christine, en achève la restauration, en 1843. La tour, autrefois un phare, utilisé par les moines, pour venir en aide au marins en difficulté sur le lac a été utilisé, par la Reine Marie-Christine comme appartements de réception de ses invités. Lors du Rattachement de la Savoie à la France, en 1860, l’abbaye demeure la propriété de la Fondation d’Hautecombe et les appartements royaux restent dans le domaine privé de la Maison de Savoie. Dans le salon jaune, les portraits des 4 rois d’Italie. A leurs décès, le roi Charles-Félix et sa femme Marie-Christine sont inhumés dans l'église, tout comme le dernier roi d'Italie Humbert II, en 1983 et son épouse la reine Marie-José, en 2001. Classée aux Monuments Historiques, depuis 1875, l'abbaye continue de représenter un trésor patrimonial et historique de la région. Au fil des siècles, l'abbaye est devenue un site majeur pour la dynastie savoyarde. Des moines cisterciens puis bénédictins ont été présents jusqu’en 1992. Depuis, la Communauté du Chemin Neuf perpétue la vocation spirituelle des lieux, d’accueil et de prière de l’abbaye pour la Fondation d’Hautecombe, en propriété, tout en veillant à l’entretien et la restauration du monument, en lien avec les pouvoirs publics et, ouvre l’église aux visiteurs. A la boutique, articles religieux, croix, chapelets, icônes écrites à la main ou collées, encens, bougies décorées, crèches, carterie, ouvrages de librairie, région et jeunesse, souvenirs, bière de l’abbaye, brassée à Chanaz, en blonde, blanche, ambrée et brune, miel des ruches et gelée royale, vin mousseux, jus de pommes, gaufrés, gelées, huile d’olive.