24/09/2024
C’est une démarche commune de notre historien, Fernand, et de notre experte en Beaux Arts, Béatrice, que l’organisation de cette visite au Musée d’Art, Roger Quillot (1925-1998), du nom de son ancien Maire, de 1973 à 1997, de Clermont-Ferrand, Sénateur et Ministre, et ce depuis 1999, de l’ex Musée des Beaux Arts, ouvert en 1992, pour deux aspect, celui de l’historique du bâtiment et celui de la collection des oeuvres. Ce musée est situé dans le quartier historique de Montferrand, place Louis Deteix, et connu comme le MARQ. Il occupe l’ancien Palais, qui était le siège de la juridiction de la ville, adossé contre l’ancienne muraille médiévale. Y siégeait, en 1557, la Cour de Aides de Montferrand, dont il ne reste que la porte monumentale du XIIe siècle. Cette cour est transférée à Clermont en 1630, lors de l’Edit de Troyes, qui réunit les deux villes de Clermont et de Ferrand. La seconde partie du bâtiment, logeait le collège des Jésuites. Puis en 1638, ce sont les Ursulines qui occupent les locaux laissés par la Cour des Aides. En 1673, les Jésuites se transfèrent à Clermont et les Ursulines occupent l’ensemble du bâtiment. Occupation jusqu’à la Révolution Française de 1789, où elles encadraient, en couvent, l’éducation des jeunes filles, pensionnaires, payantes et externes, gratuites. Le nombre d’élèves grandissant des travaux d’agrandissement furent réalisés. Elles firent construire de 1638 à 1658, une chapelle qui fût réaménagée et agrandie en 1702 et consacrée en 1706. Les Ursulines, parties, les bâtiments devinrent un casernement militaire puis en 1807, ouverts au grand séminaire, jusqu’en 1905, lors de la séparation des Eglises et de l’Etat. En 1914, jusqu’en 1918, sa destination sera celle d’un hôpital militaire, puis d’une gendarmerie, jusqu’en 1982. La Ville de Clermont-Ferrand, en 1984, décide de la restauration des bâtiments de la partie Nord, pour y établir le Musée des Beaux Arts. Ces bâtiments sont classés aux Monuments Historiques depuis 1986. Le Musée est ouvert en 1992 et a été inauguré, par Pierre Bérégovoy (1925-1993) 1er Ministre, sous la Présidence de François Mitterand. Les architectes urbanistes, Claude Gaillard et Adrien Fainsilber (1932-2023) ont réalisé la conception et la transformation des bâtiments, en 1990. Un parcours muséographique, en couronne, dans une architecture lumineuse. Des pentes, desservent les niveaux d’exposition en promenade architecturale des espaces du musée, autour d’un espace majeur, l’atrium central qui couvre la cour intérieure des bâtiments, d’une verrière monumentale, création de l’ingénieur Peter Rice (1935-1992), qui reçoit, généreusement, toute la lumière naturelle, par sa forme de parapluie retourné par le vent. Les salles d’articulent sur trois niveaux sur une surface de 6000 m2, avec la présentation de plus de 2000 oeuvres, sur 10 siècle, allant du Moyen Âge au Contemporain, en peintures, sculptures, mobiliers, arts décoratifs et arts graphiques et des expositions temporaires de référence et un centre de documentation du dernier étage. La présentation est chronologique, par époque avec une salle ou un espace dédié. Au rez-de-chaussée, l’espace Médiéval du VIIe siècle, avec des chapiteaux d’églises romanes, des sculptures de l’art roman auvergnat., telle les vierges en majesté. La salle Renaissance, avec des tableaux, dont la passion du Christ, du mobilier, des sculptures. A 1er étage, la salle XVII et XVIIIe siècle, avec des tableaux de peintres célèbres, des objets en faïence. Au 2eme étage, la salle XIXe siècle, avec des oeuvres régionales et des oeuvres de valeur dont la toile de Vercingétorix qui appelle les Gaulois à la défense d’Alésia. Au sous-sol sur 2 niveaux, les collections contemporaines, de toiles, provenant de donations de Simone et Maurice Combe, collectionneurs et marchands d’art.